22 avril 2009
Poste des gardes forestiers « La Sirena » – Parc national de Corcovado, Costa Rica (heure ???)
(18 avril) Après s’être levés, on se rencontre une dernière fois au parking et on fait nos adieux. On se suit un bout sur l’autoroute. Moi je sors au Rio Segundo, mais eux continuent. On s’est fait un signe de la main et c’est la dernière fois qu’on s’est vus.
Arrivé au Rio Segundo, je rencontre Gilbert, mon compagnon de voyage pour les prochains jours. On placote un peu, je déjeune, et on part. J’ai indiqué à Gilbert que je ne me sentais pas d’attaque pour escalader le Cerro Chirippo. On décide alors d’aller faire une excursion de camping dans le parc National Corcovado. Le voyage jusqu’à la péninsule d’Osa où se trouve le parc est très long. On commence par se rendre à Cartago, banlieue de San José, mais pas pour longtemps par exemple, et nous voilà de retour sur la route 2, vers le sud.
Tout d’abord, il faut traverser la cordillère centrale. Ça, c’est très, très haut… On monte jusqu’à 3 500 mètres. On monte constamment pendant plus d’une heure. On s’aperçoit bien qu’on est très haut puisque la respiration devient difficile…
C’est très long. On traverse la grande ville de San Isidro del General, et on continue jusqu’à la sortie pour la péninsule d’Osa, la route 245, près de Piedras Blanca. À moment donné, on ramasse un gars sur le pouce. On lui dit qu’on va à la Palma. Il y va lui aussi. Une fois arrivé à la Palma, on débarque le gars et on prend une chambre à la première cabina qu’on voit. On dit au propriétaire de la cabina qu’on veut aller dans le Corcovado, et il nous propose d’appeler pour nous. Pas de chance, le téléphone est en dérangement…
Sur ce, on va chercher de l’épicerie pour le camping au petit marché de la Palma. Une fois revenus, on décide d’aller faire un tour à un endroit appelé « Playa Blanca », qu’on avait vu d’annoncer en allant à l’épicerie. Avec un nom pareil (plage blanche) ça doit être un endroit super pour faire de la photo!
L’endroit on on parke la voiture est à côté d’un petit bar qui pratiquait son système de son pour la soirée. On débarque sur la plage. C’est magnifique. Sur le bord, c’est plein de morceaux de coraux. On marche vers la gauche pendant un bout de temps, et à moment donné, un bonhomme vient à notre rencontre. Il voulait absolument nous montrer quelque chose. C’était un authentique paresseux perché tout au haut d’un arbre devant sa maison!
Un peu plus, il y a plein d’arbres genre mangrove qui poussent dans la mer. C’est assez impressionnant. On prend beaucoup de photos. On revient ensuite à la cabina et on va manger au soda d’à côté.
(19 avril) On se lève, on déjeune au soda d’à côté et on part pour Carate. Notre but est de découvrir l’entrée du parc. À ce moment, on ne sait pas encore comment marche le système pour faire notre excursion…
On passe à Puerto Jimenez pour aller au bureau du parc, mais c’est fermé. On continue plus loin. On fait plusieurs arrêts à des plages superbes, dont une où on va se baigner.
On finit par arriver à Carate, qui est le bout de la route, mais on ne voit rien. Pas une cabane, rien! On trouve un petit chemin de terre très accidenté avec des montées et des descentes à couper le souffle. Après un bon moment, on finit par arriver à un hôtel de luxe appelé le « Luna Lodge ». Pas vraiment ce qu’on cherche…
On retourne sur nos pas et on trouve la « pulperia » dont parlait le guide Lonely Planet. On est accueilli par un bonhomme qui sonnait assez blasé (sonnait comme un Américain ou un Canadien anglais). Il nous explique que le bureau du parc est à 3,5 km de marche en passant par la plage. On essaie pour un bout, mais on rebrousse chemin. Notre but est maintenant de trouver une place à coucher à Puerto Jimenez. On sait maintenant qu’il faut arriver très tôt au bureau du parc pour réserver nos entrées, puisqu’il y a une limite quotidienne de visiteurs.
En revenant vers Puerto Jimenez, on voit trois poupounes en bikini qui font du pouce. Mon réflexe est évidemment d’arrêter et des ramasser. Je n’avais pas remarqué qu’elles avaient avec elles une planche de surf, et il n’y a définitivement pas de place dans le 4×4 pour ça (flute). Je propose alors d’ouvrir les deux vitres en arrière du 4×4 et de passer la planche au travers. Tout le long du voyage, elles ricanent comme des petites filles. On jase un peu, et une d’entre elle nous recommande un hôtel appelé « The Corner ». Après avoir déposé les poupounes, on va voir à « The Corner », mais c’est complet. On descend un coin de rue et on trouve « Cabinas Thomson ». C’est assez bien pour nous et on y prend une chambre. On va ensuite en ville manger et faire un peu d’internet. Demain, il faut être prêts à se lever très tôt pour nous emparer de nos passes de parc!