Un orignal dans la jungle

ou comment se mettre le panache dans les bois

Caño Negro

11 04, 2009

Aujourd’hui, on parti très tôt, Walter (encore lui) et moi pour aller observer la faune à Caño Negro.

Encore des heures de pistes horribles, mais un peu moins mauvaises que pour se rendre au Parc du Volcan Tenorio.  Une fois arrivé, Walter a commencé à parler à du monde pour pouvoir me trouver un gars qui nous emmenerais sur la rivière.  Il y avait quelqu’un de libre, mais il était parti pour une quinzaine de minutes.  On a attendu dans un « soda » (petit restaurant du peuple, pas cher) en prenant un café.  Je veux ajouter que le café d’ici est excellent.  Il est cultivé à quelques kilomètres d’ici.

Donc on part en bateau (c’est un bateau pour au moins 20 personnes, mais il est vide, la crise les frappe fort ici, les américains ne viennent plus, pas que ça me désole personnellement…)  Donc, c’est une promenade de deux heures sur la rivière.  On y voit toutes sortes d’oiseau, des caïmans et des iguanes.

Caïman dans le Caño Negro

Un caïman

On est débarqué à deux reprises pour aller voir les oiseaux de plus proches, c’était pas mal intéressant…  Ça m’a coûté 40$ par exemple… un peu cher, mais normalement, c’est partagé entre tous les occupants du bateau…

Après ça, Walter est allé cueillir des fruits bizarres donc j’ai oublié le nom avec le gars du bateau.  C’est mauve, ça a un jus qui rappelle l’apparence du lait et ça colle sur les dents.  J’ai pas tellement aimé.

Après ça, on est arrêté encore au « soda » pour manger.  Donc un plat principal chacun, plus un jus pour Walter et deux bières pour moi, ça a coûté 3000 colones, càd environ 6$.  Après ça, on est reparti.  Walter a dormi quasiment tout le long.  J’ai arrêté à Upala pour acheter des cartes d’appel.  C’est cher.  Pour une carte de 1000 colones, je peux parler 6,5 minutes (2$)…  Je vais essayer de voir si on peux m’appeller à la place.

Là, je suis dans un autre café internet de Bijagua.  C’est le troisième que je vois.  Le premier était fermé, le deuxième était plein et celui-ci est dans une petite rue en terre (elles sont toutes en terre), en arrière de tout.  C’est une pièce dans une maison convertie en café internet.  Il y a quatre machines.

Bon, c’est tout pour aujourd’hui, je ne voudrais surtout pas manquer le souper.  Chez Walter, on mange beaucoup et bien!  (Je sais juste pas encore combien ça va me coûter tout ça…)

Demain je me lève à 4h pour arriver à temps à San José prendre mon couple de parisiens.


On est parti vers 8h00 Walter (proprio du Vista Point) et moi pour nous rendre au Parc National du volcan Tenorio.  Malheureusement, on pas pas allé voir le cratère du volcan comme tel, mais on a quand même vu de très belles choses.  Premièrement, pour s’y rendre, il faut prendre une piste à quelques centaines de mètres de l’hôtel.  J’ai jamais conduit sur un chemin mauvais comme ça de toute ma vie.  C’est une piste en gravier sauf qu’au lieu de petit cailloux comme ceux auquels je suis habitué, c’est des roches grosses comme des patates.  Après environ une heure à ce régime, on arrive à l’entrée du parc.  On est parmi les premiers (une chance parce que quand on est parti, il devait y avoir comme cinquante voitures).

Donc on regarde une petite présentation d’information (5 minutes) on paie et on entre dans le parc.  La première chose qu’on a vu, c’est la « catarata » (chute d’eau).  C’est vraiment superbe, surtout que l’est est couleur bleu ciel, parce qu’est est colorée par une substance qui sort du volcan (il est encore un peu actif).  Un peu plus tard, on est arrivé aux « borbollones ».  C’est une petite anse dans la rivière, et il y a une espèce de bouillonnement.  Ça sent très fort le soufre, et il y a une pancarte qui dit « Danger, Gaz Toxiques! »  Apparement, à l’occasion, ça se met à bouilloner plus fort, et ça tue tous les animaux qui se trouvent dans un rayon de 5 mètres.

Plus loin, on arrive à la « Laguna Azul » (lac bleu).  C’est un endroit où la rivière est plus large et c’est vraiment comme un lac bleu.  Il y avait aussi le Mirador, plateforme d’où on peut observer une vue imprenable sur le volcan.  La dernière chose qu’on a vu, c’est l’endroit où la rivière devient bleue.  Il y a un endroit, en plein milieu d’où sort le liquide bleu concentré.  C’est comme si on y mélangeait de l’encre.  (C’est d’ailleurs comme ça qu’ils appellent ça).

Ensuite, ben on est revenu à l’entrée du parc.  J’ai pris un peu d’avance sur Walter.  Pauvre lui, il a quand même 70 ans!  Très en forme, il grimpait les marches comme un chèvre!

Une fois revenus à l’hôtel, j’ai demandé à Walter si je pouvais aller me baigner dans la rivière qu’on entend en bas.  Il m’a dit d’attendre Sergio, quelqu’un qui reste à l’hôtel pour la semaine de vacances avec son fils (qui est schizophrène, ça c’est un peu spécial…)  Donc, on est allé tous les trois essayer de trouver la rivière, mais incapable de le faire, on est finalement allé se baigner à Upala dans le rio Zapote.  On s’est rafraichi un peu et on est revenus.  C’était drôle, en revenant, on était tous les deux en bedaine, les vitres ouvertes, pis l’air conditionné au boutte.  Moi j’avais chaud et j’étais bien, mais le pauvre Sergio, lui, il grelottait!  On a finalement trouvé un compromis entre les deux…

Après être revenus, je me suis couché pas tard (8h30) pour pouvoir me réveiller tôt pour aller à Caño Negro, une rivière avec pleins d’animaux.  Avant de m’endormir, j’ai été obligé de renvoyer le fils de l’autre qui me tannait pour des cigarettes ou qui voulait me dire qu’il voyait des supernovas (c’est la pleine lune qu’il voyait, mais j’ai pas eu le courage de lui dire…).


Je suis parti très tôt ce matin de La Cruz, direction: Bijagua, où je devais en principe trouver un petit hôtel très rustique tenu par des gens qui pourrait m’organiser des excursions.  J’ai trouvé, et c’est TRÈS rustique.  J’adore!

Donc je suis parti de La Cruz en prenant la route #4.  Jusqu’à Santa Cecilia, c’était une belle route avec quelques nids de poule.  Ensuite, ça c’est corsé.  C’est devenu un chemin de pierres jusqu’à un peu avant Upala.  Là, je me suis retiré 100 000 colones (c’est beaucoup moins que ça en a l’air (200$)), et j’ai pris la #6 jusqu’à Bijagua.  Cette route était dans un état parfait.  Quel plaisir à y conduire!

L’hôtel est tenu par un monsieur dans la soixantaine et il s’en occupe avec sa soeur.  Il a habité longtemps en Californie, donc il parle très bien anglais.  (Ça, c’est un peu reposant…)

Là, j’ai été reçu comme un roi, de la bonne bouffe locale, du café, local aussi et une bonne discussion.  Il m’a expliqué les différentes choses que je pouvais faire dans la région et on a choisi l’ascencion du volcan Tenorío.  En attendant de pouvoir trouver un guide, je suis allé me promener dans le parc derrière la maison.  C’était vraiment la jungle, j’ai adoré.  Même le chien du proprio est venu avec moi. Ensuite, on a essayé de trouver un guide pour m’amener en haut du volcan, alors on est partis en 4×4 dans tous les petits recoins du village pour finalement trouver quelqu’un qui pourrait m’amener.  Le seul qui était libre s’était blessé au soccer la veille.  Finalement, c’est le proprio qui va m’amener à la place.  Il aimait pas trop l’idée de me voir partir en montagne avec quelqu’un de blessé…  et je l’approuve à 100%.

J’ai bien hâte à demain… jusquà maintenant, j’ai pas eu la chance de photographier grand chose d’impressionnant.  Y’avait bien les colibris dans le parc, mais ils allaient tellement vite….

http://tinyurl.com/ccrtoh


Bahia Salinas

Bahia Salinas

Plage sur Bahia Salinas

Plage à Bahia Salinas

Coucher de soleil en face de mon hôtel

Coucher de soleil en face de mon hôtel

Bahia Salinas

Bahia Salinas


J’ai passé la journée dans la région de La Cruz-Bahias Salinas dans l’extrémité nord-ouest du pays.  Comme hier il fait très chaud, mais en plus, c’est très venteux.  Tellement venteux d’ailleurs qu’il faut tenir son chapeau pour ne pas le perdre.  Au point qu’hier soir, lorsque je me balladais dans les rues, un policier a perdu sa casquette et je la lui ai rendu.

Je loge à la Cabinas Santa Rita.  C’est pas mal, c’est une pièce de 2 mètres sur 3, avec un petit lit et une table.  Pas de lavabo, juste un ventilateur au plafond.  C’est propre et c’est moins bruyant qu’à San José, et pour 7$ la nuit, c’est vraiment parfait.

J’y ai rencontré un autre canadien, originaire du sud de l’Ontario.  Il était parti du Canada à moto et s’est rendu au sud du Panama.  Il était sur le chemin du retour et repartait ce matin.  Il m’a donné quelques bon tuyaux.  Sur son conseil, je vais aller plus à l’est, dans un B&B 20 km au sud d’Upala où le proprio peut organiser des excursions au volcan Tenorio et sur les îles du lac Nicaragua (Eh oui, je vais probablement aller faire un petit tour au Nica…)  L’auberge est au beau milieu de la jungle, et apparement, des perroquets viennent se percher au balcon de ta chambre.  J’ai hâte!

Aujourd’hui, je me suis balladé avec mon 4×4 et je suis allé à la mer faire de la photo.  Les paysages de montagne plongeant dans la mer sont à couper le souffle.

Après avoir fait le tour de la Bahia Salinas, je suis allé faire un tour dans la forêt sèche.  Le climat est semi désertique.  Il fait chaud et sec.  Pas grand chose de spectaculaire à voir, sauf certaine vues sur un volcan  (pas certain lequel).  Je me suis baladé assez longtemps et j’ai même traversé ma première rivière avec le 4×4!  Je suis ensuite revenu à mon hôtel en milieu d’après midi et j’ai fait une sieste.  Je vais me coucher un peu tôt ce soir car je veux essayer de partir pour ma nouvelle destination avant le lever du soleil afin de pouvoir faire le plus de choses possible.  Un peu plus tard ce soir, je vais essayer de voir si je peux venir télécharger quelques unes des photos que j’ai prises hier et aujourd’hui.  Je pense qu’il va y en avoir de très belles.


Enfin arrivé!

7 04, 2009

Je suis finalement arrivé à mon hôtel vers 23h30, mais là, c’était pas le Hilton.  C’est à deux pas de l’aéroport et c’est pratique, oui, mais des avions qui te passent à cent mètres au dessus de la tête toute la nuit, ça, c’est moins drôle…  C’était tellement fort que ça déclanchait les alarmes de voiture…

Bon, le déjeuner était sobre, mais j’en avais besoin.  Après avoir jasé un peu à la table avec les autres invités de l’hôtel (tous des canadiens, bizarre).  Je suis allé chercher mon petit 4×4.  C’est très petit, mais ça se conduit très bien.  Je suis immédiatement parti vers la côte nord-ouest. 

Plus on s’éloignait de San José et qu’on approchait le Pacifique, plus la température augmentait.  Apparement, dans la région ou je vais, la température monte à 35-40 degrés en cette saisons.  La route principale (la panaméricaine) est en très bon état, mais étroite.  Les gens conduisent bien mais ils sont agressifs (comme je l’aime).  Présentement, je me trouve à Las Cañas dans un petit café internet.  Même avec la climatisation, on y étouffe.

Mes premières impressions sont un paysage beau mais monotone.  Les routes sont étroite et les gens sont polis.  Il y a toujours une odeur de fumée dans l’air.  Je vais essayer d’arriver à La Cruz avant ce soir pour pouvoir commencer à faire de la photo à Bahia Salinas demain matin.

Voici ou je me trouve presentement (merci GPS!)

 http://tinyurl.com/chxrhw


Vol retardé

6 04, 2009

Bon je commence à comprendre pourquoi j’avais des doutes quand j’ai décidé de prendre une compagnie américaine pour épargner 200$…

Mon vol de 12h35 a été retardé à 15h10 et je vais devoir courir dans l’aéroport de Newark pour ne pas manquer ma correspondance.  Je vais épuiser ma liste de lecture de mon lecteur MP3 si ça continue…  Bof, c’est ça les aléas d’un voyage je suppose…


Veille du départ

5 04, 2009

Je suis prêt.  Je suis complètement prêt.  Oh bien sur, une fois rendu à destination, je me rendrai compte que j’ai oublié la moitié de mes choses, mais ça, ça fait partie des joies du voyage.

Alors, tout mon équipement de photographie est maintenant dans mon sac de jour, pour que je puisse l’amener dans la cabine de l’avion.  Je vais tout tasser le reste dans mon gros sac à dos.  J’ai acheté une bonne centaine de sacs Ziplocs dans lesquels j’ai soigneusement tout emballé le moindre petit truc.  Je me suis aussi enregistré à l’ambassade du Canada à San José, juste au cas…  Je n’ai pas oublié non plus de photocopier tout ce que j’avais comme document officiel, en plusieurs copies, et de le éparpiller un peu partout dans mes bagages.

Il ne me reste qu’à attendre.


Moins de deux semaines à faire avant mon départ pour le Costa Rica.  Je ne suis pas vraiment encore prêt.  Il est vrai que pour mon second voyage « désorganisé », je suis un peu moins nerveux.  Pour mon voyage au Pérou en octobre 2006, la plupart de mes préparatifs étaient terminés plusieurs mois à l’avance, et j’étais encore extrêmement nerveux…

Mais de quoi devrais-je m’inquiéter?  Cette fois-ci, je vais me promener en 4×4 sur un réseau routier assez respectable, j’ai l’expérience à me trouver à loger dans un pays étranger, et mon espagnol est beaucoup mieux que trois ans passés.  Je suis aussi mieux équipé.  Je vais avoir avec moi un GPS et même un panneau solaire pour le faire fonctionner en cas de panne de piles!  Je sais aussi où je vais coucher la première soirée.  Ça, c’est quand même rassurant.  Je traînerai même mon cellulaire!

Je ne sais pas encore ce que je vais faire exactement là-bas, je déciderai probablement des détails dans l’avion, mais des activités ou expériences qui sont pour moi incontournables:

  • Voir un coucher de soleil sur le Pacifique.
  • Voir un lever de soleil sur l’Atlantique.
  • Escalader un volcan pour en voir le cratère.
  • Me baigner sous une cascade.
  • Faire du snorkelling.
  • Photographier la fameuse grenouille arboricole (J’y tiens mordicus!)
Grenouille arboricole