Un orignal dans la jungle

ou comment se mettre le panache dans les bois

Aujourd’hui, on a voulu se rendre au volcan Poas.  C’est supposé être un très beau volcan, mais auquel on peut accéder en voiture, jusqu’au sommet.  On prend alors la route la plus directe sans passer par San José (pour éviter le traffic).  C’est une route entre deux montagne, une vallée donc.  À un moment donné, on arrive à une sorte de pont en métal, le genre que construirait l’armée.  Une pancarte dit: « No Hay Paso ».  Alors bon, je passe quand même, mais plus on avance, et plus le chemin est boueux.  C’est comme si c’était un grand site de construction.  Il y a des gros camions, et des bulldozers.  Avant le pont, il y avait une espèce de village genre temporaire avec plein de maisons, toutes pareilles.  Probablement l’endroit où logent les ouvriers du chantier…

Plus on avance, plus la route est mauvaise.  Par endroit, on retrouve des bouts d’asphalte, mais on voit bien que ça vient d’être découvert par un bulldozer.  Par endroit, c’est comme si la chaussée avait été emportée, il en manque parfois jusqu’à la moitié.  Plus loin, il y a des maisons effondrées, et à moitié ensevelies, et c’est alors qu’on comprend ce qui s’est passé.  C’est les suites du tremblement de terre qu’il y a eu cet hiver.  Les maisons temporaires, c’est pas des ouvriers qui les habitent, mais bien des sinistrés.  Il est 17h30 et le chemin ne semble pas s’améliorer, et le comble, c’est qu’à cette altitude, nous sommes dans les nuages et on ne voit strictement rien.  C’est très dangereux parce qu’on ne voit rien et il commence à faire noir et qu’on ne peut voir les endroits où la route a été emportée.  Si on tombe dans un de ces trous, c’est la chute dans le précipice…

Pas d’autre choix que de rebrousser chemin.  On remonte donc jusqu’à San Miguel où on trouve des chalets à louer.  Le volcan Poas, ce sera pas pour aujourd’hui et même pas pour demain parce qu’il va falloir qu’on contourne toute la zone.  On va changer un peu l’ordre des choses qu’on va faire.

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