Un orignal dans la jungle

ou comment se mettre le panache dans les bois

Archives de avril, 2009

Là, c’est sérieux
20 avril, 2009

Bon, dans quelques heures, mon périple de camping va commencer.  Je vais aller coucher 3 nuits dans le parc national de Corcovado, l’endroit sur terre, apparement, où il y a le plus de biodiversité. 

On va commencer par coucher ce soir au poste des gardes forestiers de Los Patos, à l’entrée du parc.  Le jour suivant, on marche 15 km jusqu’au poste de la Sirena.  On couche là.  Le lendemain, on explore les environs du poste de la Sirena (C’est sur le bord du Pacifique) et on y couche une deuxième fois.  Le lendemain, on part pour Carate, autre sortie du Parc, d’où on va prendre un bus qui va nous amener jusqu’à La Palma, où on a laissé la voiture.  Je serai dans le bois jusqu’au 24, alors il n’y aura rien d’autre d’écrit dans ce blogue jusque là.


La péninsule de Osa
19 avril, 2009

Le 18 au matin, j’ai ramassé mon nouveau compagnon de voyage.  On est partis presqu’immédiatement pour la péninsule de Osa, dans l’espoir de visiter le parc national Corcovado.  Ça a pris toute la journée pour se rendre là.  On a couché dans le petit village de la Palma.

Malheureusement pour nous, on ne peut que prendre nos passes de camping du lundi au vendredi et on est samedi.  Pas grave, le lendemain, on part pour Puerto Jimenez, un peu plus loin, et ensuite on se rend jusqu’à Carate, porte d’entrée du parc national.  En y allant et en revenant, on est arrêté sur de superbes plages pour faire de la photo.  On s’est pris une cabine dans une petite rue au fond de Puerto Jimenez dans l’espoir d’aller au bureau du parc national demain à 8h (quand ça ouvre) puis obtenir nos passes de camping pour le parc.  Là, il pleut à boire debout, c’est pour ça que je me suis réfugié dans un café internet, le temps que ça passe.  C’est là que je suis rendu.


Le Poas dans la poisse…
17 avril, 2009

Aujourd’hui, on est alle visiter le parc national du volcal Poas.  C’est un volcan ou on peut atteindre le sommet en voiture.  Ca prend bien du temps a monter, et plus on monte, plus la voiture a de la misere, parce qu’elle manque d’oxygene.  Une fois en haut, ca sent tres fort le soufre.  Il y a deux choses qu’on peut voir, la lagune et le cratere.  Pour la lagune, on a ete tre chanceux, parce que ca commencait a s’ennuager quand on est arrives.  C’est un beau lac, dans le fond d’un trou avec une belle teinte verte.  Pour le cratere, pas de chance.  On avait vraiment la tete dans les nuages.

On est revenu vers San Jose ou Mireille et Francois sont alle chercher leur propre 4×4 pour continuer leurs aventures de leur cote.  On a pris un hotel a Alajuela pour la nuit.  Ah, quel traffic a l’heure de pointe, mais on a fini par arriver.


Et voici les amerloques!
16 avril, 2009

On s’est rendu ce matin à Santa Elena, pour visiter les forêts du coin.  Au petit soda (restaurant du peuple) le matin, on s’est fait offrir un forfait pour aller visiter un parc forestier appelé La Selvura.  C’était pas mal cher.  Pour faire le sentier, voir les colibris et le jardin de papillons, c’était 37$.  Ah, et les prix sont indiqués en dollars ici, et la signalisation est presqu’uniquement en anglais.  On est entré officiellement dans la zone touristique, et qui dit zone touristique dit prix élevés, américains épais et activités « organisées ».

Le parc était quand même assez bien et les sentier mieux aménagés que ceux des parcs nationaux, mais pas d’animaux (sauf une IMMENSE tarentule…).  Les ponts qui traversaient les vallées étaient aussi très bien, mais pas vraiment de tranquilité…  À tout bout de champ, des gens en tyrolienne nous passaient par dessus la tête en criant.  Au restaurant (cher), c’était que des américains chialants et bouffant des burgers.  Je suis un peu déçu…  Trop touristique à mon goût, même la petite ville de Santa Elena.  Demain, on va finalement voir le Poas.  Je suppose que ça va être un peu la même histoire, mais dans le fond… c’est beau un volcan, et tous les gens du coin nous ont affirmé que c’était très beau, alors je vais prendre mon mal en patience, m’émerveiller, et essayer de prendre des photos avec personnne dedans.


Escalade
15 avril, 2009

Aujourd’hui on s’est rendu dans la région de la Fortuna.  C’est un petit village d’où on a une très belle vue du Volcan Arénal.  On est allé faire une ballade en forêt, et plus tard François et moi, on a escaladé une petite montagne tout à côté qui s’appelle le Cerro Chato.  L’escalade a duré environ 2h30, pour une altitude de 1150m.

C’était assez difficile, parce que tout le long dans le bois, il y avait plein de racines.  Le sentier n’était pas tellement beau.  Mais que ça en valait la peine!  Du sommet, on avait une vue imprenable sur le volcan Arénal.  On le voyait très bien fumer, et on voyait aussi des roches tomber sur le côté gauche.  Il est vraiment actif!

En prenant un petit sentier à partir du sommet du Cerro Chato, on peut voir aussi le lac qu’il y a au sommet, parce que le cerro Chato est un volcan éteint.  C’était superbe, l’eau était d’une belle couleur émeraude!

La descente s’est déroulé pas mal mieux que la montée, mais j’ai manqué d’eau, alors j’avais la bouche pas mal pâteuse en arrivant.  C’était pas la grosse déshydratation, mais il faudra que je fasse plus attention la prochaine fois.  On a couché dans un petit hôtel très bien à la Fortuna, et qui s’appellait El Sueño « le rêve ».


Une zone sinistrée
14 avril, 2009

Aujourd’hui, on a voulu se rendre au volcan Poas.  C’est supposé être un très beau volcan, mais auquel on peut accéder en voiture, jusqu’au sommet.  On prend alors la route la plus directe sans passer par San José (pour éviter le traffic).  C’est une route entre deux montagne, une vallée donc.  À un moment donné, on arrive à une sorte de pont en métal, le genre que construirait l’armée.  Une pancarte dit: « No Hay Paso ».  Alors bon, je passe quand même, mais plus on avance, et plus le chemin est boueux.  C’est comme si c’était un grand site de construction.  Il y a des gros camions, et des bulldozers.  Avant le pont, il y avait une espèce de village genre temporaire avec plein de maisons, toutes pareilles.  Probablement l’endroit où logent les ouvriers du chantier…

Plus on avance, plus la route est mauvaise.  Par endroit, on retrouve des bouts d’asphalte, mais on voit bien que ça vient d’être découvert par un bulldozer.  Par endroit, c’est comme si la chaussée avait été emportée, il en manque parfois jusqu’à la moitié.  Plus loin, il y a des maisons effondrées, et à moitié ensevelies, et c’est alors qu’on comprend ce qui s’est passé.  C’est les suites du tremblement de terre qu’il y a eu cet hiver.  Les maisons temporaires, c’est pas des ouvriers qui les habitent, mais bien des sinistrés.  Il est 17h30 et le chemin ne semble pas s’améliorer, et le comble, c’est qu’à cette altitude, nous sommes dans les nuages et on ne voit strictement rien.  C’est très dangereux parce qu’on ne voit rien et il commence à faire noir et qu’on ne peut voir les endroits où la route a été emportée.  Si on tombe dans un de ces trous, c’est la chute dans le précipice…

Pas d’autre choix que de rebrousser chemin.  On remonte donc jusqu’à San Miguel où on trouve des chalets à louer.  Le volcan Poas, ce sera pas pour aujourd’hui et même pas pour demain parce qu’il va falloir qu’on contourne toute la zone.  On va changer un peu l’ordre des choses qu’on va faire.


Pas de tortues…
14 avril, 2009

On est allé marcher sur la plage hier en compagnie d’un guide dans l’espoir de voir des tortues.  Il n’y avait pas grand espoir, vu que ce n’était pas la saison.  La balade sur la plage au clair de lune était quand même très bien.  On a marché un bon 8 km aller-retour.  On était 4 gringos.   Moi, mes deux amis français et une jeune fille.

Aujourd’hui, on reprend le bateau vers 11h pour retourner à la Pavona où on a laissé le 4×4.  Ensuite, on va aller voir le volcan Poás.

Voici des photos de la plage à Tortuguero:

Plage Tortuguero

Plage Tortuguero


Y fait chaud…
13 avril, 2009

On est allé passer une bonne partie de la journée dans les sentiers du parc national.  On a vu quelques petites bêtes, mais rien de plus.  Le sentier longe la mer, donc on entend les vagues tout le long du trajet.  Il faisait tellement chaud que mon chandail était complètement trempé.  En plus, j’ai pogné un bon coup de soleil.  Après 5 heures, j’imagine que ma crème marchait plus tellement…  Ce soir, on a rendez-vous avec un guide pour aller nous balader sur la plage (interdite la nuit entre 18h et 6h) pour aller voir des tortues.  Malheureusement pour moi (et heureusement pour elles) pas le droit de photos.  Même pas le droit de lampe de poche ordinaire.  Tout ce qui est permis, c’est une lampe rouge comme dans les chambre noires.  J’ai bien hâte de voir ça, sauf que c’est pas vraiment la saison pour les tortues, alors c’est possible qu’on en voit pas une seule.  Au moins, on pourra aller se balader sur la plage la nuit, ce que je n’ai pas pu encore faire…


Ce matin, je suis allé me balader en canot sur les canaux du parc national Tortuguero.  C’était très paisible, et on a vu beaucoup d’animaux.  Des iguanes, des singes hurleurs, des singes araignée, et même des caïmans!  Plus tard aujourd’hui, je vais aller prendre une marche sur un petit sentier dans la jungle, et ce soir, je vais aller sur la plage, à la noirceur, pour aller observer les tortues.

Il fait extrêmement chaud et humide.  Ma chambre me coûte 10$ la nuit et comprend le déjeuner (mais pas la climatisation)  Je dors sans couvertures.  C’est très bien, juste sur le bord de la mer des Caraïbes, à même pas 50 mètres.


Caño Negro
11 avril, 2009

Aujourd’hui, on parti très tôt, Walter (encore lui) et moi pour aller observer la faune à Caño Negro.

Encore des heures de pistes horribles, mais un peu moins mauvaises que pour se rendre au Parc du Volcan Tenorio.  Une fois arrivé, Walter a commencé à parler à du monde pour pouvoir me trouver un gars qui nous emmenerais sur la rivière.  Il y avait quelqu’un de libre, mais il était parti pour une quinzaine de minutes.  On a attendu dans un « soda » (petit restaurant du peuple, pas cher) en prenant un café.  Je veux ajouter que le café d’ici est excellent.  Il est cultivé à quelques kilomètres d’ici.

Donc on part en bateau (c’est un bateau pour au moins 20 personnes, mais il est vide, la crise les frappe fort ici, les américains ne viennent plus, pas que ça me désole personnellement…)  Donc, c’est une promenade de deux heures sur la rivière.  On y voit toutes sortes d’oiseau, des caïmans et des iguanes.

Caïman dans le Caño Negro

Un caïman

On est débarqué à deux reprises pour aller voir les oiseaux de plus proches, c’était pas mal intéressant…  Ça m’a coûté 40$ par exemple… un peu cher, mais normalement, c’est partagé entre tous les occupants du bateau…

Après ça, Walter est allé cueillir des fruits bizarres donc j’ai oublié le nom avec le gars du bateau.  C’est mauve, ça a un jus qui rappelle l’apparence du lait et ça colle sur les dents.  J’ai pas tellement aimé.

Après ça, on est arrêté encore au « soda » pour manger.  Donc un plat principal chacun, plus un jus pour Walter et deux bières pour moi, ça a coûté 3000 colones, càd environ 6$.  Après ça, on est reparti.  Walter a dormi quasiment tout le long.  J’ai arrêté à Upala pour acheter des cartes d’appel.  C’est cher.  Pour une carte de 1000 colones, je peux parler 6,5 minutes (2$)…  Je vais essayer de voir si on peux m’appeller à la place.

Là, je suis dans un autre café internet de Bijagua.  C’est le troisième que je vois.  Le premier était fermé, le deuxième était plein et celui-ci est dans une petite rue en terre (elles sont toutes en terre), en arrière de tout.  C’est une pièce dans une maison convertie en café internet.  Il y a quatre machines.

Bon, c’est tout pour aujourd’hui, je ne voudrais surtout pas manquer le souper.  Chez Walter, on mange beaucoup et bien!  (Je sais juste pas encore combien ça va me coûter tout ça…)

Demain je me lève à 4h pour arriver à temps à San José prendre mon couple de parisiens.