Un orignal dans la jungle

ou comment se mettre le panache dans les bois

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Revenu…
1 mai, 2009

Enfin revenu de ce merveilleux voyage.  Je commençais un peu à m’ennuyer, mais j’aurais pu rester dans ce pays des mois…  Le retour a été un peu plus difficile que prévu.  Leçon apprise: passer par les États-Unis pour sauver temps et argent n’est pas une si bonne idée que ça.

D’abord, la compagnie aérienne.  Continental Airlines.  Pas un de mes vols n’a été à l’heure, à l’aller comme au retour.

Au retour, mon vol de départ était supposé être à 8h.  Je me lève donc à 4h30 pour pouvoir être à l’aéroport 3 heures à l’avance comme on nous le conseille.  Une fois arrivé, la file est monstre.  Le vol pour New York est retardé de 3 heures, et on essaie de refaire les correspondances pour tout le monde.  Évidemment, j’allais rater la mienne, et on me met sur un vol 4 heures plus tard de New York, pour arriver à Montréal à 23h30, au lieu de 18h comme prévu.

Ensuite, faut passer les douanes américaines à New York.  D’accord, le Canada a une entente avec eux pour pouvoir les passer plus rapidement, mais ça, c’est sans compter le fait que la majorité des passagers de mon vol étaient européens, et qu’ils les traitent tous comme des criminels en puissance.  Ce qui fait que j’ai du attendre 90 minutes en file pour pouvoir passer.  Au comptoir, une affiche dit à propos des douaniers: « We are the face of our country ».  Avec un air de beu comme ça, ça en dit long…  Et pour couronner le tout: 3 des 12 cannettes de bière cachées dans mon sac ont éclaté pendant le voyage….

Mes derniers jours ont été assez épuisants.  La jungle de Corcovado s’est avéré plus chaude, plus humide que je ne l’avais imaginé, mais surprise, pas de maringouins!  Une chance, parce qu’il a fallu que je me promène en bedaine tout le temps pour ne pas attraper un coup de chaleur.  D’ailleurs, au moins une personne par année meurt dans ce parc à cause de la chaleur.

La première journée, on se fait déposer à l’entrée du parc où on campe.   Il fait extrêmement chaud et humide.  À partir de ce moment là, je n’ai plus porté de vêtements secs…

La deuxième journée, on marche environ 20 km jusqu’au poste de gardes forestiers de La Sirena, près de la mer.  En route, on voit plein d’animaux de toute sortes.  C’est long.  Je n’avais pas prévu assez d’eau, et j’ai eu environ une heure trente où je n’avais rien à boire…  Ça ne semble pas beaucoup, mais vu la quantité de sueur que j’évacuais…  On plante la tente sous un toit prévu à cet effet.

La troisième journée, on se promène dans les sentier autour du poste de garde.  Plein d’animaux encore.  Tout à fait génial, mais à un moment donné, on se fait prendre par la pluie.  Une vraie averse tropicale.

La quatrième journée, c’est le retour à la civilisation.  Il faut marcher 20 km sur la plage, avec parfois des bouts dans la forêt.  Épuisant, parce que la plage est faite de petit gravier, et qu’il faut forcer deux fois plus pour avancer.  Les vagues sur le Pacifique sont immenses.  La mer est déchainée!  C’est vraiment beau.  Arrivé à la sortie du parc, il y a un petit dépanneur.  J’ai immédiatement pris deux bières.  Une pour caler, puis l’autre pour déguster.  On a attendu là pendant quelques heures que le « bus » viennent nous chercher.  (Une boîte de camion).

Après ça, ben on a été un peu plus tranquilles.  On s’est promené dans le parc du volcan Arénal.  Pas pu voir les coulées de lave encore.  Puis ensuite, on est remonté dans le Guanacaste pour visiter le parc Rincon de la Vieja.  C’est un parc autour d’un volcan encore actif.  Trois sentiers principaux à visiter: le circuit des phénomènes volcaniques (facile), celui des cascades (moyen), et celui du cratère du volcan (difficile).  On a fait les deux premiers.  J’aurais fait le cratère, mais malheureusement, j’étais encore trop fatigué, alors j’aurais vraiment écopé, mais en plus des 7-8 heures de marche, on ne peut rester au sommet que 15 minutes, parce que sinon, on tombe malade à cause des vapeurs toxiques.

Les phénomènes volcaniques étaient pour la plupart liés à des émissions de gaz sulfureux.  Parfois des bulles dans l’eau, parfois dans la boue, et parfois juste sortant d’un trou.  Y’avait aussi une lagune toxique, qui juste à la voir avait pas l’air invitante.

Le circuit des cascades était beaucoup plus difficile parce que plus long.  Un long bout dans la savane (le coin est semi désertique) sous un soleil de plomb.  Mais ça en valait la peine.  Le lagon tropical de carte postale.  Parfait, et à la clé, l’éclairage parfait pour le photographier.  Pour couronner le tout, on peut y nager!  Je ne me suis pas fait prier: wham en bobettes, pis enweye dans l’eau.

Pour la deuxième cascade, c’était encore plus difficile.  Le même genre de trajet, mais en montée.  On est monté à 1100 mètres, pour ne voir qu’un petit filet d’eau.  Une chance qu’on l’a fait en deuxième, parce que sinon j’aurais dit « d’la marde, j’fais pas l’autre ».

Pour la dernière journée, retour à San José, mais avec un petit détour à la plage pour ramasser des coquillages pour les enfants.  Je suis allé à Playa del Cocos et à Playa Ocotal.  Décidemment pas des plages de cartes postales avec en prime les émigrants américains (ou canadiens anglais) partout.  Très américanisé, mais des gens sympatiques quand même.  Presque pas de coquillages en plus…  Le soir j’ai rendu la voiture, et ils ont même pas remarqué l’étoile dans le pare-brise (j’avais fait exprès de garder la voiture sale!)  Hôtel, dodo, et la journée d’enfer pour le retour…